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Erika Lust Une icône du porno féminin contemporain

Erika Lust

Réalisation

Erika Lust fait incontestablement partie des femmes qui ont permis au porno féminin de devenir bien plus qu’un simple phénomène anecdotique, qu’une simple mode en s’ancrant fermement dans le paysage pornographique international. Cette réalisatrice suédoise née à Stockholm en 1977 était prédestinée à travailler pour l’industrie pornographique : d’abord parce que la Suède est un pays connu pour être très libéral en matière de sexualité, ensuite parce qu’elle fait partie de la génération de femmes qui ont du choisir leur camp lorsque les mouvements féministes se sont divisés sur la question du porno.

« Le porno est une part importante de notre culture. Les femmes ne peuvent donc pas ignorer le porno, nous nous devons d’y contribuer et de discuter de ce genre cinématographique très influent.« . Voilà qui résume parfaitement la pensée d’Erika Lust vis-à-vis du porno. Cette auteur érotique, réalisatrice et productrice n’a pas toujours su qu’elle consacrerait sa carrière à la pornographie. C’est en constatant qu’il manquait des voix féminines dans une industrie pornographique dirigée par les hommes qu’Erika Lust a voulu, à travers son travail, proposer quelque chose de différent. La principale influence de la réalisatrice est un ouvrage fondateur des études portant sur la pornographie écrit en 1989 par Linda Williams « Hard Core: Power, Pleasure, and the « Frenzy of the Visible » » (il n’en n’existe malheureusement pas de traduction française à ce jour mais si vous lisez l’anglais je vous le conseille vivement car c’est un livre passionnant et très bien écrit : l’acheter sur Amazon – 11,89€ – livraison gratuite). Linda Williams y fait une analyse très poussée du cinéma porno en défendant l’idée que le sexe s’exprime et se révèle à travers l’image pornographique (l’auteur s’appuie notamment sur la fable de Diderot « Les bijoux indiscrets« ). Pour Linda Williams ce langage du corps n’est pas seulement exposé par l’image pornographique, il en est le produit à travers la nécessité compulsive de montrer l’orgasme. C’est en grande partie grâce à cet ouvrage que la pornographie a pu faire son entrée comme sujet d’études dans les grandes universités anglo-saxonnes qui, jusque là, rejetaient en bloc ce sujet. Lorsque Erika Lust lit ce livre elle étudie les sciences politiques et le féminisme au sein de l’Université de Lund, en Suède méridionale. A cette époque, alors qu’une partie de ses recherches universitaires portaient sur le sujet, la réalisatrice confie qu’elle n’avait aimé aucun des films porno qu’elle avait eu l’occasion de voir. La première fois qu’elle a vu un film porno sa réaction a été celle de la majorité des femmes : globalement le film lui a laissé un sentiment d’insatisfaction. La qualité de l’image et du son étaient catastrophiques et la mise en scène totalement ridicule, elle ne reflétait en aucun cas la réalité de la sexualité des femmes modernes. Ce qui la frappait particulièrement était le fait qu’aucune des femmes filmées ne semblaient éprouver le moindre plaisir, la moindre envie.


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